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La réforme des retraites prévoit la création d’un fonds d’investissement pour aider les entreprises à prévenir l’usure professionnelle liée aux facteurs de risques ergonomiques. Faut-il encore identifier les métiers les plus concernés. Quitte à reconnaître une certaine pénibilité ?
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Les professions agricoles et du BTP sont surreprésentées dans la survenance des cancers cutanés. Pathologies tardives, elles résultent de l'accumulation de soleil pendant toute l'existence. Il est donc rare de les dépister pendant l'activité professionnelle. Mais la prévention reste fondamentale et doit composer avec des facteurs culturels et sociologiques.
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Un décret rend enfin opérationnel le fonds d'indemnisation des victimes de pesticides créé le 1er janvier 2020. Il précise, entre autres, les procédures pour demander à bénéficier du dispositif ou faire un recours.
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Il n'y aura pas d'objectif chiffré, la baisse du nombre de chute de hauteur ayant déjà nettement diminué depuis plusieurs années. Mais elles représentent encore 16% des accidents du travail dans le BTP et environ 10% dans le secteur agricole, ainsi que, respectivement 30% et 23% des décès. La DGT a présenté hier la nouvelle campagne : "travaux en hauteur, pas droit à l'erreur".
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De la vigne à la cave en passant par le chai, les viticulteurs sont exposés à de nombreux risques, dans un secteur qui a encore du mal à les prendre en compte. La pénibilité y ferait "partie du travail". Surtout dans de petites structures où le salarié est particulièrement proche de son employeur. Mais petit à petit, la prévention y devient parfois un enjeu d'attractivité.
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"En règle générale, la santé n'est jamais le point d'entrée vers les problématiques de prévention ou de sécurité au travail dans les exploitations", explique l'ergonome Maryline Mallot, qui intervient dans le monde agricole. Par manque de recul sur leur activité, à cause d'une charge de travail particulièrement importante, les agriculteurs ont du mal à parler de la pénibilité.
Revue de presse
L'institut national de veille sanitaire (InVS) vient de publier son rapport annuel. L'occasion de revenir sur les dossiers en matière de risques professionnels tels que l'asthme professionnel ou les programmes de surveillance épidémiologique en lien avec le travail.
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Le sociologue Jean-Noël Jouzel s'interroge sur la méconnaissance des maladies professionnelles provoquées par l'exposition des travailleurs aux produits toxiques. Au-delà des raisons "de nature" et des possibles stratégies des firmes cachant la dangerosité de leurs produits, il montre que les instruments de santé publique, tels que l'homologation ont des effet pervers.