Au cœur d’une forêt de l’Oise, l’Ineris provoque des explosions pour évaluer les risques liées au déploiement d’une filière hydrogène
« Je suis désormais chargé à 30 000 volt, je peux générer un arc de décharge électrostatique », s’amuse Yannick Ollier, vêtu d’une longue blouse blanche, en éloignant du générateur électrique la petite baguette qu’il tient du bout des doigts. L’expert en risques électrostatiques avance vers un bocal contenant 100 mL d’hydrogène gazeux (à 35 % de concentration), posé sur une grande table vitrée. Il approche lentement le bâtonnet, les yeux rieurs. « PLOP ! » La fine membrane qui maintenait l’hydrogène à l’intérieur du récipient cabriole à l’autre bout du laboratoire.