Actuel HSE

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Les députés débattent de l’utilisation des cotisations AT/MP comme levier de prévention

La gauche a tenté par voie d’amendements d’ajouter davantage de malus dans le calcul du taux de cotisation à la branche risques professionnels de l’Assurance maladie, tandis que le centre et la droite renvoient aux dispositifs de prévention déjà existants.

Les cotisations AT/MP doivent-elles davantage être utilisées pour inciter les employeurs à faire plus de prévention en santé et sécurité au travail ? C’est la question sur laquelle se sont affrontés les oppositions de gauche et le bloc central, soutenu sur ce point par l’extrême droite, lors de l’examen du PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) pour 2026 en séance ces derniers jours.  

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Le chiffre : 17,2 %

En 2024, les actifs occupés âgés de 18 à 64 ans qui télétravaillent ont davantage déclaré avoir vécu un épisode dépressif caractérisé (EDC)* au cours des 12 derniers mois (17,2 %, intervalle de confiance à 95 % : [15,9 - 18,4]) que ceux qui ne télétravaillent pas (14,7 % [14,0 - 15,4]) en France, selon un baromètre de Santé publique France (Spf)

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Batteries lithium-ion : «L'indice feu lithium permet d’orienter les choix de sécurité», Damien Robineau, expert au CNPP

À travers une matrice qui croise la probabilité d'occurrence et la gravité, l'indice feu lithium (IFLi) lancé au premier semestre 2025 par le CNPP évalue le risque d'emballement thermique des batteries lithium-ion et propose des mesures de prévention adaptées. Damien Robineau, expert au CNPP, a présenté ce nouvel outil de caractérisation du risque incendie lié aux batteries lithium-ion lors du dernier salon Preventica à Bordeaux.
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Retraites : l'Assemblée nationale adopte le décalage de la réforme Borne

Mercredi 12 novembre en séance publique, les députés ont adopté à 250 voix l'amendement déposé par le gouvernement. Il modifie légèrement le décalage de la réforme pour la génération 1965 et inclut le régime des carrières longues. L'article 45 sur la retraite des femmes a également été voté.

Il aura fallu une lettre rectificative et un amendement déposé le matin même en catastrophe pour que le décalage de la réforme des retraites de 2023 soit voté à l'Assemblée. Rappelons qu'à l'époque de la réforme, la Première ministre Elisabeth Borne l'avait fait passer en utilisant la procédure de l'article 49.3 de la Constitution, sans que les députés ne puissent s'exprimer. Il s'agit donc du premier vote sur le sujet, en dehors des résolutions d'abrogation adoptées en niches parlementaires.

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[Appel expert] L’OETH s'apprécie-t-elle au niveau de l'entreprise ou établissement par établissement ?

Régulièrement, l'Appel expert, service de renseignement juridique par téléphone du groupe Lefebvre Dalloz, répond à une question pratique que se posent les responsables HSE. Nous nous penchons sur l’obligation d’emploi en faveur des travailleurs handicapés.

L’Appel expert a reçu récemment une question d'une entreprise avec différents sites dont plusieurs allaient prochainement atteindre 20 salariés. L’abonné ayant en tête ce seuil par rapport au déclenchement de l’obligation d’emploi en faveur des travailleurs handicapés (OETH), elle voulait en savoir davantage et notamment savoir si l'appréciation de cette obligation se faisait au niveau de l'entreprise ou bien, établissement par établissement de manière autonome.

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Mise à jour de la mesure transitoire pour les objets plastique fabriqués avec de l'acide salicylique, de la farine ou fibres de bois non traitées

Les matériaux et objets en matière plastique fabriqués avec de l'acide salicylique ou avec de la farine ou des fibres de bois non traitées issues d’une essence de bois spécifique peuvent continuer à être mis sur le marché pour la première fois entre le 1er février 2025 et le 31 janvier 2026 sous certaines conditions, et non plus après le 1er février 2025 comme prévu initialement, selon un règlement du 5 novembre publié au JOUE le lendemain (en pièce jointe).

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Le gouvernement souhaite restreindre le champ et le nombre des visites de reprise

Dans une annexe au PLFSS pour 2026, le gouvernement indique envisager de limiter les visites de reprise obligatoires aux arrêts de travail pour cause de maladie professionnelle (MP) de plus de 30 jours et pour cause d’accident du travail (AT) de plus de 90 jours. Une « régression majeure », alerte la Fnath.

Dans sa fiche d’évaluation préalable de l’article 28 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, le gouvernement glisse envisager (p.

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PLFSS 2026 : la visite de reprise «facultative» après un congé maternité écartée à l’Assemblée

Comme en commission des affaires sociales, les députés ont écarté le 9 novembre en première lecture la mesure de l’article 28 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 visant à rendre facultative la visite de reprise après un congé maternité.

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Si la salarié inapte conteste le poste proposé, le médecin du travail doit à nouveau être sollicité

Si un salarié refuse le poste proposé par son employeur en raison de son incompatibilité avec les recommandations émises dans l'avis d'inaptitude, l'employeur n'est pas réputé avoir satisfait à son obligation de reclassement et doit solliciter à nouveau l'avis du médecin du travail.

L’obligation de reclassement de l’employeur d’un salarié déclaré inapte par le médecin du travail est réputée satisfaite lorsqu’il a proposé au salarié un autre emploi approprié à ses capacités, aussi comparable que possible à l’emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en œuvre de mesures telles que mutations, aménagements, adaptations ou transformations de postes existants ou aménagement du temps de travail, en prenant en compte l’avis et les indications du médecin du travail (C. trav., art. L. 1226-2-1 en cas de maladie ou d’accident non professionnels ; C. trav., art. L.

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Économie circulaire : des sénateurs appellent l'État à se désengager et les filières REP à mieux s'impliquer

La création et la montée en puissance des filières REP auraient dû s'accompagner d'une diminution des subventions publiques. Comme ce n'est pas le cas, la commission des finances du Sénat recommande dans un rapport de réexaminer la nécessité et les modalités des subventions, en améliorant le fonctionnement et le contrôle des éco-organismes.

Cinq ans après l’adoption de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (AGEC), un rapport de la commission des finances du Sénat sur le soutien de l’État à la prévention et la valorisation des déchets ainsi qu’à l’économie circulaire (en pièce jointe) plaide pour une montée en puissance des filière REP et la réduction de l'implication de l'État dans le soutien à l'économie circulaire.