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Canicule : deux outils pour rendre visibles ses conséquences

Deux plateformes lancées début juillet cherchent à documenter les effets concrets des fortes chaleurs et, plus largement, du changement climatique.

Mise en place par Callendar, entreprise spécialisée dans l’évaluation des risques climatiques, la carte Bilan de la canicule de juin 2026 « permet de visualiser les incidents, pertes ou dommages causés par la chaleur pendant la période du 17 au 29 juin 2026 ». Au 11 juillet, étaient recensées 119 « conséquences concrètes de la canicule, sourcées, vérifiées et localisées ». Chaque internaute peut soumettre des événements.

Selon Callendar, cette collecte vise à établir un bilan matériel de la canicule. Dans une première analyse réalisée le 7 juillet, l’entreprise estime que « la surmortalité, les pertes agricoles massives, et plus encore la série de défaillances en cascade des infrastructures énergétiques, hydrauliques, sanitaires et industrielles [constatée lors de cet épisode caniculaire], dessinent le portrait d'une société encore largement dimensionnée pour un climat qui n'existe plus ». ELle appelle à faire « de l'adaptation des systèmes critiques une priorité aussi impérieuse que l'atténuation ».

Portée par Notre Affaire à Tous, Greenpeace France et Oxfam France, la plateforme « Se compter pour peser », hébergée par Greenpeace France, invite, elle, toute personne à indiquer si son logement, sa santé physique ou mentale, son travail, son budget ou les services qu’elle utilise ont été affectés par la chaleur. Le site comptait le 11 juillet plus de 53 600 témoignages.

Poursuivant l’idée que « ce qui n'est pas compté reste invisible dans le débat public et politique », cette mobilisation a pour but de « rappeler à l’État sa mission de protection de sa population, après des canicules meurtrières ». Les organisations appellent à « des politiques publiques protectrices, ambitieuses, financées et justes ».